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Le CAES, c’était pas un peu ANAR... Squat de lutte

samedi 25 septembre 2010, par Digreg

Article du MONDE LIBERTAIRE de Sept 91.

Squatts parisiens

Au début du siècle, un anarchiste du nom de Cochon organisait les mal-logés, afin qu’ils aient des logements décents et qu’ils agissent efficacement contre la police, les huissiers et les propriétaires.
Plus récemment l’Usine, ce squat autonome musical de Montreuil (Seine-Saint-Denis), les squats des Cascades, Art Cloche et le Comité des mal-logés ont relancé cette pratique.

L’année passée, le Comité des mal-logés avec d’autres expulsés ont occupé la place de la Réunion et fait connaître à un large public les difficultés de ces derniers.
À l’issue de cette lutte, le Comité des mal-logés a scissionné. Le Droit au logement (DAL) est né.
Ce dernier anime depuis plusieurs semaines, en collaboration avec d’autres associations, le campement du 133 quai de la Gare (13e arrondissement), où sont réunies 80 familles.

Si aujourd’hui certains squatts ont disparu : l’Usine, Art Cloche, les Cascades et bien d’autres, l’action des mal-logés a payé. Le maire de Paris, Jacques Chirac, ne peut plus expulser aussi facilement qu’autrefois.

Les squatts anarchistes

Si les squatts sont désormais une réalité, par contre, peu nombreux sont ceux s’affirmant anarchistes. Il en existe cependant quelques uns.

Sur Ris-Orangis, se trouve le Centre autonome et d’expérimentation sociale (CAES). Créé depuis 10 ans, il s’agit là d’un centre alternatif important qui vient d’obtenir un bail ! On y fait de la musique, de la peinture, des concerts, un travail d’imprimerie et on s’adonne à l’escalade à partir d’un mur...


Note de DiGreg

Nous étions plusieurs du CAES à apporter notre soutien aux familles qui occupaient la place de la Réunion.
Le campement du 133 quai de la Gare, c’était l’occupation d’une partie du chantier de la Grande Bibliothèque (vigiles, barrières et Mitterrand). Avec le DAL, nous sommes entrés sur le site avec plusieurs camions, l’abbé Pierre fermant le cortège. Avec les copains du CAES nous apportions les Algeco de Toilettes et Douches pour les familles qui s’installaient. Pendant qu’elles montaient les tentes, on installait les chiottes, heureux du bon coup qu’on venait de jouer.

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Un terrain du 13 arrondissement occupé par 37 familles Terminus quai de la Gare Article publié le 17 Juillet 1991

Extrait :
Sur un terrain vague du quai de la Gare, dans le 13 arrondissement de Paris, Youssouf, Patrick et Benjugu ont planté leur tente. La veille du 14 juillet, à l’heure où, aux quatre coins de la capitale, on disposait les derniers lampions, ils ont envahi, avec trente-quatre autres familles sans abri, pour la plupart maliennes, ce terrain, propriété de la Ville, destiné à la construction de logements et de bureaux dans le cadre de la rénovation du quartier.

Soutien aux familles du quai de la Gare Article publié le 27 Septembre 1991

Extrait :
Plus de trente mouvements dont Droit au logement, la CFDT, le MRAP, la CGT, les Verts, le PCF, SOS-Racisme, Emmaüs, et Lutte ouvrière appellent à une manifestation, samedi 28 septembre à 15 h 30, place de la République, pour soutenir les familles qui campent quai de la Gare, dans le 13 arrondissement, et demander l’arrêt des expulsions ainsi que le relogement des sans-logis dans la capitale.


Voir en ligne : La suite de l’article parle du squatt de la Coordination lycéenne et étudiante anarchiste (CLEA), du squatt Potin et d’autres lieux anars et artistiques de l’époque.

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